Un accès limité à la formation

Bangkok, Novembre 2014

Temps de lecture : 10 min

Après le manque de public, c'est le manque « d'opportunités de se former et de pratiquer » dont souffrent les jeunes artistes thaïlandais. Même si en dix ans, quasiment toutes les facultés d'art ont créé une section théâtre, il n'existe pas d'école de théâtre, et les artistes en devenir trouvent souvent que les cours ne sont pas systématiquement « de qualité ». Et dans leur bouche, « de qualité » signifie « comme en Europe », avec un prof enseignant des méthodes européennes, dans l'idéal, apprises en Occident. “C'est est un très bon prof, me dit une des étudiantes de Kao, il a étudié 5 ans à Paris.”

Il existe tout de même quelques plate-formes qui proposent des ateliers, mais l'offre reste très restreinte tandis que la demande ne cesse d'augmenter. Le prix des stages ou ateliers n'est donc bien entendu pas abordable pour tout le monde.

 

James : « Oui, j'ai assisté à un certain nombre d'ateliers organisés par une organisation fantastique appelée Art on Location (ndlr : créée en 2008 seulement). Chaque année ils proposent un certain nombre d'ateliers d'un semaine par des invités internationaux qui sont experts dans leur domaine. J'ai eu la chance de participer des ateliers sur le Devised Theatre (Création collective), Viewpoints, Michael Chekhov et Sygmunt Molik. En fait mon investissement dans ces ateliers a vraiment été la catalyse de mon retour à la scène professionnelle, et « Boxes », qui était dirigée par Adjjima Na Patalung, la directrice artistique d'Art on Location, a été un développement du travail qu'on avait fait ensemble pendant l'atelier de Devised Theatre. »

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© Juliette Wierzbicki