Le théâtre sans permission

Téhéran, Août 2014

Demander systématiquement l'autorisation au gouvernement de jouer une pièce ne convient pas à tout le monde. En effet, une partie de la communauté théâtrale de Téhéran a opté pour une autre solution : travailler sans permission. Comment faire pour éviter le passage devant le jury ? Où peut-on jouer dans ce cas là et quelles sont les conséquences d'une telle décision ? Mohammad Rezayi Rad, metteur en scène à Téhéran, nous explique comment ça se passe du côté non officiel ou underground comme certains l'appellent.

Bien sûr, quand on travaille sans permission, il n'est pas possible de jouer dans les théâtres officiels. Il faut trouver des lieux privés et savoir s'adapter plus rapidement aux nouveaux espaces. 

Mais une représentation illégale dans un lieu privé nécessite forcément une communication discrète et donc un public encore plus restreint que d'habitude. Qui sont ces spectateurs rescapés ? Cette forme théâtrale donnerait-elle la possibilité de toucher un nouveau type de public ?

Mohammad Rezayi Rad raconte une des représentations sans permission qui l'a le plus marqué : l'émotion est toujours là.

Selon Mohammad Rezayi Rad, le théâtre sans permission offre globalement plus de libertés. Mais il le dit lui-même, le public est plus restreint que celui du théâtre avec permission et la possibilité de toucher un public nouveau reste faible. C'est ce que regrette Setareh Aminian, marionnettiste et metteur en scène. Selon elle, jouer dans des lieux privés pour des cercles fermés n'est pas une solution du tout, au contraire.

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© Juliette Wierzbicki