La censure est-elle réellement une contrainte pour le théâtre iranien ?

Téhéran - Août 2014

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Raconte-moi la censure...

Quand on fait du théâtre en Iran, que l'on soit acteur, metteur en scène ou auteur, on est confronté à ce qu'on appelle « la censure ». Cette censure est un filtre sur le contenu des créations, imposé par le gouvernement, et plus précisément par le Ministère de la Culture et de la Guidance Islamique ou Ershad Ministry. Ce ministère a pour rôle de s'assurer que les pièces qui vont être présentées en publique ne contiennent rien de contraire à l'idéologie en place...

La voie légale : une soumission ?

On l'a vu dans l'article précédent, quand on monte un spectacle en Iran, on a deux possibilités : travailler avec permission de l'état ou sans. Et dans le cas où l'on décide de jouer dans un théâtre officiel, il faut demander et obtenir l'autorisation de présenter en public son texte, ses personnages, sa mise en scène, ses costumes, ses décors... autrement dit, tout est passé en revue.

 

Mais les sujets susceptibles d'être censurés ne concernent que des thèmes bien particuliers...

Le théâtre illégal : quelles libertés ?

Demander systématiquement l'autorisation au gouvernement de jouer une pièce ne convient pas à tout le monde. En effet, une partie de la communauté théâtrale de Téhéran a opté pour une autre solution : travailler sans permission. Comment faire pour éviter le passage devant le jury ? Où peut-on jouer dans ce cas là et quelles sont les conséquences d'une telle décision ? Mohammad Rezayi Rad, metteur en scène à Téhéran, nous explique comment ça se passe du côté non officiel ou underground comme certains l'appellent.

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© Juliette Wierzbicki