La pollution, respiration compromise

Iran - Août 2014

Quand on marche dans les rues les plus fréquentées de Téhéran, il faut s'attendre à avoir littéralement le souffle coupé de temps à autres. En effet, des bouffées d'air chaud et pollué nous font parfois suffoquer pendant quelques seconde. Mais ceci est loin d'être la seule manière dont se manifeste la pollution. Par exemple en journée, depuis la Milad Tower, tour gigantesque qui domine la ville, lorsque l'on regarde en direction du Sud, les bâtiments au loin sont floutés et grisés par une brume de pollution. Pour la même raison, il est impossible de deviner que lorsque la luminosité deviendra moins forte en fin de journée et que le nuage gris n'écrantera plus le ciel, d'immenses montagnes apparaîtront au Nord de la ville. Puis à la tombée de la nuit, le soleil se cache parfois derrière le nuage de pollution, plutôt que de nous montrer de belles couleurs.

 

Si les clims qui tournent en continue en réponse aux 40°C du mois d'Août sont en partie responsables, le facteur principale reste les voitures et les millions de trajets quotidiens des Téhérannais. Et les habitants ne sont pas encouragés à laisser leur voiture au garage puisque, malgré l'augmentation de ces dernières années, le prix du carburant reste dérisoire (0,17€/L en moyenne) et qu'il n'existe pour l'instant que 3 lignes de métro. Prendre la voiture ou un taxi est le plus souvent l'idée qui vient avant celle d'utiliser les transports en commun. On nous répondait toujours « Take a taxi, take a taxi », quand on demandait notre chemin, et cela même quand ce qu'on cherchait était à 200m de là.

 

Et puis il faut dire que la situation géographique n'aide pas tout cet air à circuler car la ville est surplombée au Nord par une chaîne de montagne d'environ 4000m, dont le plus haut sommet est à 5670m.

 

 

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© Juliette Wierzbicki